samedi 7 novembre 2009

L'Argentine donc ...

L'argentine, ça commence bien avant de mettre les pieds à Buenos Aires !! ça commence à Pucallpa, par le dilemme Je dors ?? je dors pas ???? du à la peur de rater mon avion... Mais no souci, me voilà embarqué à 5 heures du mat dans l'avion de LAN que je commence à bien connaître et j'en ai marre de leur vidéo avec des gags canadiens. Arrivée à Lima, endormissage puis réveillage (On a pas le droit de dormir comme une clocharde mademoiselle) sur les tables... Ok, je dors éveillée alors !!


enfin breeeeef, je vous passe le second vol, l'arrivée à Buenos Aires, le retirage de sous, le plantage de terminal (meeeeerde, mon père arrive au A, je suis au B), la course dans les couloirs...

Mais finalement IL EST LAAAAA !!! mon papa à mouuuuuuaaa

Et hop, en taxi on va à l'auberge de jeunesse, sous une pluie ... j'ai jamais vu ça quoi, la voiture, je crois qu'à un moment elle flottait !! Comme la chambre d'ailleurs, yavait de l'eau partout, c'est sympa de vivre au rez de chaussée !! Mais tiptop le truc, les gens jeunes et super cool, et je veux la même déco !

à 22h30, on sort sous la pluie pour notre premier diner argentin !!! Quel plaisir de diner comme ça avec mon papa ! En plus trop de la chance, on est tombé sur un très bon resto, bondé, lumière sombre, bonne bouffe, super bon vin ... Bref tout commençait bien ...

... Et tout a bien continué :

Dimanche-lundi : Visite de Bs As pour les intimes, avec marchés aux puces, anticaires, balade sur le port, le tout sous un doux soleil !!! On en a fait des km, mais on a tout vu, La Boca, Palermo, Puerto Madero, Recoleta ...

 
 





Ensuite,on a pris le train, genre transilien pour aller à El Tigre et vois les maisons de là bas... Là tu prends un bateau, et tu vois pleins de maisons au bord de l'eau dans le delta du fleuve... Ils ont pas de voiture, mais des bateaux, et tu peux même faire du bateau stop, trop la classe

Là par exemple, c'est la vue que j'avais depuis ma chaise, au resto... J'avais l'eau sous les pieds !



Donc ça c'était mardi

Mercredi,on a remarché, visite de zoo bof bof trop de monde, dégustation d'un alfajor énooorme, alors déjà que en gros ce sont 2 palets bretons collés ensemble grâce à de la confiture de lait, le tout enrobé de chocolat, je vous raconte pas les dégâts, puis je cherchais un resto franco-japonais repéré sur internet qui avait l'air sympa, j'aitrouvé la rue, mais bon sang, ici c'est pas comme au Chili, la rue, elle garde son nom d'est en ouest, du coup bobo les pieds  et puis en plus le quartier, il donnait pas envie, trop calme moi j'aimeuh quand ça bouuuuge, donc demi tour, et là BINGO, on tombe sur une place troooop sympa, avec un contexte toooop pour les filles

merci papa d'avoir supporté

Les bars étaient provisoirement transformés en magasins de créateurs ouaaahou, des couleurs, des tissus, des robes partouuuut !!!!
Bah du coup, j'ai craqué sur une tite robe noiiiire...


tiens je crois que je me perds dans les jours ....


Tout ce que je sais c'est qu'ensuite, je sais plus quel soir, et c'était pas le soir de la robe, ça je le sais on a pris un bus cama (un bus lit pour le snon hispanophones) et bong sang, c'est trop chouette !!! On dort comme un bébé, on mange comme un roi, donc MERCI ANDESMAR !!


...Et on arrive le matin à Mendoza, 1 000 bornes plus loin, après avoir traversé la pampa -plate, sèche, grillée- Mendoza donc, au pied des Andes (Andesmar, vous pigez ?) avec son vin (décidément ...) sa montagne ...

Donc hop, on perd pas de temps, on se prend un pack touristes pour visiter des caves à vins, et chiante intéressée comme je suis, je pose pleins de questions

-"Vous êtes française?" euh ça se voit ???


Mais l'appel de la montagne a été plus fort, donc le lendemain matin, hop, petit bus tôt le matin et on part vers Uspallata, dans une AJ sympa, il parait ... Et j'ai réservé des lits par téléphoooone !! en espagnooool . faut le dire quoi !

Arrivé là bas, on prend l'ancienne route et on marche jusqu'à la "ville"... 'tain, c'est loiiiin !! 2 heures de marche, pas très tripant, c'est tout plat ! Mais là bas on loue des vélos -après une étude de prix, je suis méga forte, jme fais même pas entuber!- et hop, on va vers les "7 couleurs"... qu'on a jamais trouvé d'ailleurs, on a considéré avant qu'on avait vu assez de couleurs... Mais beaux beaux les paysages !!




 

 

 

Le lendemain, donc samedi si je calcule bien,  on est partis, mon papa, moua, un guide-avec-un-bonnet-rouge-à-pompom pour une balade à cheval dans la montagne, prendre un peu de hauteur, et avoir une super vue imprenable (les photos rendent pas top) sur toute la vallée !! En prime, visite d'anciennes mines, lampes torches à la main !

Donc voilà, 3 heures de balade au pas, tranquillement, sans croiser personne, juste à entendre le bruit des sabots des chevaux sur les cailloux .....pour ensuite retourner à l'auberge de jeunesse remplis par des préados déchainés !




 

 

 

 

Ensuite, dernier jour à Uspallata, le dimanche . On plie bagages en essayant de rien oublier, j'ai déjà laissé mon K-way à Bs As et on attend le super bus à touriste, celui avec pleins de gens avec des appareils photos, celui où le guide il te parle en anglais et que je lui réponds en espagnol, celui où tu fais une pose au bout de 10mn pour manger (quoi déjààà ?), et surtout, celui qui s'arrête à tous les points de vue sympa, pour 10 petites minutes de photos ...Et là, c'est le draaaaame !!


Donc le drame, je disais. Au premier arrêt à un petit pont qui servait pas à grand chose, mon papa a voulu ramasser du sable pour ma maman (oui ma maman collectionne le sable), donc il a sorti un sac en plastique du sac à dos, me l'a passé, est allé au bord de l'eau, j'ai pris des photos, je suis allée voir le pont... Mon père a finalement pas ramassé de sable donc n'est pas retourné au sac à dos...Autres photos, et ah? c'est l'heure de remonter dans le bus... SANS le dit sac à dos qui contenait ma carte de crédit, ma carte étudiante, mon carnet de vaccination, des sous, ma tite machine GPS, un porte monnaie de Bolivie, mes billets d'avion...

BOULETS QUOI !! Et on s'est rendu compte de rien ...

 
 

Arrêt suivant, un point de vue sur l'Aconcagua, qui n'est rien d'autre que le sommet de toute l'Amérique ! Bon évidement, avec notre pack touristique de *** à la journée, on a pas fait l'ascension de la bête...; Et le cimetière de ceux qui ont tenté, là juste en bas, bah ça me disait trop rien ! Mais ce qui est surprenant c'est que rien que là où on était, n était déjà à 2 000m, et j'ai presque pas eu l'impression de monter ... Tout se fait dans une vallée, donc on ne monte pas en lacets comme dans les Alpes... Mais j'ai eu un peu froid avec mon corsaire quand même




Ensuite, direction le resto un peu trop touristique à quelques kilomètres de la frontière chilienne... Et LA, on s'est rendu compte de la disparition du sac....
D'où nos mines déconfites !!!



Bon, sur le retour, on avait encore l'espoir de retrouver le sac au petit pont, et on s'est aussi arrêté au pont de l'Inca (Puente del Inca), une structure géologique en sel... Avant il y avait des thermes et un hôtel, et on pouvait traverser le pont, mais il est maintenant fermé au public, on peut juste de regarder.

 
 

Ensuite, retour à Mendoza en 2 heures, déposage à la gare, négotiation avec la dame de la compagnie (obliiiiigés d'acheter des billets première classe !) Et hop, on prend un bus pour Buenos Aires... Là encore, super confort, mais autre compagnie donc autres prestations, mais tout aussi bien : verre de Xerès et mini empanada pour commencer, puis repas bien chaud et vin, puis whisky pour finir...On a bien dormi !

le matin, on entamait notre dernière journée de Buenos Aires, consacrée au shopping dans le centre, cinéma (Bienvenue chez les Chtis sous titré espagnol c'est sympa !) et dégustation de la dernière parrilla



Ensuite, le lendemain, bah il a fallu se séparer, chacun a pris son avion, et retour à la case départ, mais avec pleins de souvenirs !!!

vendredi 6 novembre 2009

Et l'Argentine alors ???

-"Bah oui, l'Argentine c'était comment, hein ? On veut tout savoir !!

-Oh, c'était super sympa !! mais je peux pas tout raconter, là comme ça, vous comprendriez pas !!

-Mais siiii alleeeez, fais pas ta peau de vache !!!!!

-Ok, mais là, pas le temps, je vous mets une photo et on en reparle, ok ?

-ça roule !!!


samedi 31 octobre 2009


Nan parce que là, là tout de suite vendredi soir, 18h17 soit 17 minutes après le début officiel de mon week-end alors que je suis encore au bureau, j'ai vraiment trop chaud, et j'ai vraiment envie de m'envoler vers un climat plus frais ...c'est l'automne chez vous, dites-vous? Ici le soleil brûle, l'air est chaud...

Alors la douche froide de ce soir, je vais la faire durer... Une douche, une boisson fraîche, une série,
...et je m'endors bercée par mon ventilateur.....


Un bon week end en perspective en plus!!!   :)

vendredi 9 octobre 2009

La première gorgée de bière

C’est la seule qui compte.[...]


Mais la première gorgée! Gorgée? Ca commence bien avant la gorge. Sur les lèvres déjà cet or mousseux, fraîcheur amplifiée par l’écume, puis lentement sur le palais bonheur tamisé d’amertume. Comme elle semble longue, la première gorgée! On la boit tout de suite, avec une avidité faussement instinctive.[...]Le bien-être immédiat ponctué par un soupir, un claquement de langue, ou un silence qui les vaut; la sensation trompeuse d’un plaisir qui s’ouvre à l’infini…. En même temps, on sait déjà. Tout le meilleur est pris. On repose son verre, et on l’éloigne même un peu sur le petit carré buvardeux. On savoure la couleur, faux miel, soleil froid.[...]

Philippe DELERM 

Je pense souvent à ce texte de Philippe DELERM... La première gorgée...Le mienne, je ne m'en souviens pas. Je ne saurais pas dire si je l'ai aimée, ou si je l'ai détestée. Car pour savourer cette amertume, il faut se préparer, il faut la savourer.

Maintenant, je sais. Je sais la savourer. Je sais quand la prendre, cette première gorgée. Après une journée difficile, après une journée chaude, quand enfin vient le moment de se reposer, là, et seulement là, je peux la savourer cette gorgée. Elle est toujours meilleure quand la journée a été rude... On y pense tout au long de la journée d'ailleurs...

Ah vivement ce soir pour une bonne bière fraîche 


Fraîche, toujours ! Et dans le calme, confortablement assise, je savoure cette première gorgée en silence, doucement. Pitié, ne me parlez pas pendant cette première gorgée!


On s'en rappelle de ces gorgées...


... Je me rappelle de celle avant de partir, avant de quitter la maison pour 6 mois. Une bière de mauvaise qualité, mais fraîche comme il faut, prise comme ça, debout dans la cuisine, seule, en regardant le jardin, au loin...


... Je me rappelle de la première au Pérou, celle qui te permet de découvrir les saveurs d'ici. à celle là, je me suis dit ce ne sera pas la dernière. Je ne connaissais encore rien du Pérou, je ne savais pas si j'allais m'y plaire, mais cete bière me rappelait ce que je connaissais.


... Je me rappelle d'une bière en Corse, après une semaine de randonnée, une bière qui te fait tourner la tête, qui te fait parler, à 15 heures (ya pas d'heure !!), là sur une terrasse entre amies sur l'île de beauté.


La dernière ? C'était dans un petit village péruvien, il y a 2 soirs, après une journée épuisante. Sous un néon bleu. Avec de la musique. péruvienne Une petite fille me dévisageait, elle n'avait pas l'habitude de voir des étrangers. Puis la bière est arrivée, fraîche comme toujours -quel plaisir avec cette chaleur-, et j'ai pu la savourer, elle m'a apaisée, m'a permis d'analyser tranquillement ma journée...

Voilà, j'y pense souvent à cette bière, à ce petit plaisir qui marque la fin de la journée, le début du calme de la soirée...







lundi 5 octobre 2009

le stage.. Des hauts et des bas..

Bon mon stage .. Parce que à la base, je suis pas au Pérou que pour danser la cumbia, boire de la bière et manger des bananes. Non. Je suis aussi là parce que je voulais travailler sur l'agroforesterie. Je ne suis donc pas si mal tombée. je suis "pas loin" de la forêt amazonienne.. Je dis pas loin, car ici la zone est déforestée, donc c'est assez décevant, ça ne ressemble pas aux représentations qu'on peut se faire de cette forêt ! Bref, je suis en stage dans une boite internationale quand même.. Worlagroforestry Centre c'est pas rien quand même !

Mais ....

.... mais quand même il y a un peu d'ennui dans ce bureau. Pas assez de terrain ! Après, c'est normal, un stage, c'est pas comme un boulot, c'est plus chiant.. Mais quand même, j'aurais pu faire mieux !

Par exemple, j'aurais pu discuter avant de prendre mes vacances en juillet. Parce que après un gros mois assez mou qui a permis de mettre en place une enquête, ça fait mal de savoir que cette enquête sera faite par un autre groupe d'enquêteurs...
- "Parce que il faut absolument les faire avant la semaine prochaine, pour un autre projet"
-"Oui, mais je serai en vacances ..."

Donc déjà, ça passe moyen ! Surtout quand 2 semaines après, on reçoit les résultats des dites enquêtes... Faites n'importe comment ! je n'ai eu que les données à traiter.

Même schéma en octobre, j'aurais pu mieux caler les dates des enquêtes Je reprends des vacances, et paf, il faut que la date des enquêtes se décale, se décale.. pour tomber les 3 jours avant mon départ

... 22 enquêtes...

Et ce serait trop simple.. s'il n'y avait pas une grêve de cocaleros ces mêmes jours ! Mais à priori, nous allons quand même pouvoir y aller.

Mais il n'y a pas que moi qui sois en tort...
Mon maître de stage aurait pu anticiper qu'il fallait faire des poster pour un salon.. Et pas nous demander de le faire 3 jours avant ! Il parait que c'est ça le boulot en projet. Des vides, et des grosses pointes de travail. Soit...

Et une fois mes enquêtes faites, il va y avoir tout le travail de traitement des données, de cerner les points noirs, et surtout, dixit mon commanditaire, trouver des idées... J'en ai déjà, mais le mois de décembre va lui être chargé !

Concernant l'agroforesterie, je suis toujours passionnée, mais un peu déçue de ne pas avoir plus de terrain, ne de pas avoir plus appris. Mais ne parlons pas tout de suite au passé, il reste du temps pour encore s'engager dans cette voie !!


Le mot de la fin : demain, chers amis cocaleros, ayez pitié de 2 pauvres gringos qui voudraient voyager sans risquer leur peau... Merci d'avance !